Serial sailor - Alex Pella

Tout azimut

Venus du multicoque ou de la Coupe de l’America, de la Volvo Ocean Race ou de la Mini Transat, de l’olympisme ou du Class40’… voir parfois de plusieurs de ces séries, certains coureurs présents à Cannes pour les Régates Royales-Trophée Panerai skippent ou barrent ces magnifiques voiliers en baie de La Napoule ! Alex Pella le Catalan est de ceux-là…

Alex Pella, vous avez remporté la Route du Rhum en Class40’, vous avez décroché le Trophée Jules Verne avec Francis Joyon, vous avez participé plusieurs fois à la Mini-Transat… Pourquoi venir à Cannes sur un yacht dit classique ?

 « C’est un bateau familial, un ancien voilier de course-croisière : Galvana. Avec mes trois frères, on fait souvent de la voile ensemble sur ce voilier construit en 1974 dans un chantier de Barcelone. C’est un plan Sparkman & Stephens avec lequel nous faisons soit de la croisière en Méditerranée, soit des évènements comme les Régates Royales de Cannes. Comme le bateau a plus de treize ans, nous participons ainsi au circuit des yachts classiques, et plutôt avec succès ! Comme je suis assez occupé, je ne suis pas venu à chaque rassemblement mais maintenant, j’essaye de me libérer de tous mes gros projets pour prendre du plaisir à bord : ça me permet de re-naviguer avec mes frères… »

 C’est un bateau de famille !
« Nous l’avons retapé en 2003 en famille. C’est un voilier très bien construit par un petit chantier catalan qui a tout de même sorti 120 bateaux dans les années 70 : Galvana est un très bon bateau avec un joli coup de crayon des Américains mais il a une réelle habitabilité. Il a déjà traversé l’Atlantique mais il n’a pas participé à beaucoup de courses avant que nous le reprenions car c’est vraiment un concept de course-croisière hauturière avec son haut franc-bord. Toutefois il reste très rapide par rapport aux nouvelles unités de même taille comme les Grand Soleil par exemple… »

Ici à Cannes, il est donc inclus dans la catégorie des « Classiques Bermudiens »…
« Nous régatons contre d’autres voiliers de la jauge IOR comme Ganbare, Resolute Salmon ou le Maxi Il Moro di Venezia, contre des 12mJI comme France ou Chancegger… Nous n’avons pas un excellent rating mais au moins, Galvana est très confortable. Nous essayons de participer à au moins quatre courses dans l’année : j’ai fait une petite course hauturière en Espagne, nous revenons de Mahon et après les Régates Royales, nous enchaînons avec les Voiles de Saint-Tropez… »

Mais vous allez partir pour une nouvelle transat !
« Oui : je ne pourrai pas être à Saint-Tropez puisque j’embarque avec Lalou Roucayrol sur son Multi50 pour la Transat Jacques Vabre. En fait, je remplace au pied levé Karine Fauconnier qui s’est blessée. Un nouveau challenge puisque cela ne fait qu’un mois que je navigue avec Lalou : c’est très agréable et ce type de bateau ressemble à un kart ! C’est petit, nerveux, inconfortable, mais moins physique que IDEC Sport et très rapide avec les nouveaux foils. »

Caractéristiques de Galvana :
Architecte : Sparkman & Stephens
Constructeur : Astilleros Caravela (1975)
Longueur de coque : 16,65 m
Flottaison : 12,46 m
Largeur : 4,33 m
Tirant d’eau : 2,80 m
Déplacement : 20 000 kg
Surface de voile : 110 m2